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Savoir combien

Calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle

Combien allez-vous toucher, en brut et en net ?

Mis à jour le Barèmes officiels vérifiésGratuit, sans inscription
Votre contrat
Date de rupture prévue dans la convention.
Votre statut
Elle figure sur votre bulletin de paie. Si la vôtre n'est pas dans la liste, le calcul applique le minimum légal.
Votre salaire
Primes et 13e mois compris.
Facultatif. Une prime annuelle versée sur ces 3 mois compte pour 1/4.
Sert à calculer la part exonérée d'impôt et de cotisations.
Laissez vide pour connaître le minimum.
Indemnité nette estimée
11 763,89 €
pour 11 764 € bruts

Le détail du calcul

Barèmes au 11 octobre 2026
  • Salaire de référence3 500,00 €moyenne mensuelle la plus favorable (12 ou 3 derniers mois)
  • Ancienneté retenue12 ans et 7 mois
  • Indemnité légale111 763,89 €1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delàCode du travail, art. L1234-9 ; Code du travail, art. R1234-1 à R1234-4
  • CSG et CRDS (9,7 %)20,00 €le minimum légal ou conventionnel en est exonéréCode de la sécurité sociale, art. L136-1-1
  • Part soumise à l'impôt sur le revenu20,00 €entièrement exonéréeCGI, art. 80 duodecies
  • Contribution payée par l'employeur34 705,56 €40 % de la part exonérée de cotisations, depuis 2026Code de la sécurité sociale, art. L137-12

Votre convention collective peut prévoir plus que la loi. Vérifiez-la sur votre bulletin de paie (ligne « convention collective » ou code IDCC).

Rupture conventionnelle : si vous pouvez déjà toucher une retraite, l'indemnité est entièrement soumise à l'impôt et aux cotisations.

Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 prévoit de ramener l'exonération à 1 PASS (48 060 €) pour les ruptures à partir du 1er janvier 2027. Rien n'est encore voté.

  1. 1. Code du travail, art. R1234-2 — formule de l'indemnité légale de licenciement
  2. 2. Régime social et fiscal 2026 des indemnités de rupture
  3. 3. LFSS 2026, art. 15 — contribution patronale de 40 % sur les ruptures conventionnelles

Textes de loi appliqués

  • Code du travail, art. L1234-9 : droit à l'indemnité légale après 8 mois d'ancienneté
  • Code du travail, art. R1234-1 à R1234-4 : montant de l'indemnité légale et salaire de référence
  • Code de la sécurité sociale, art. L136-1-1 : CSG et CRDS sur la part qui dépasse le minimum
  • CGI, art. 80 duodecies : part de l'indemnité exonérée d'impôt sur le revenu
  • Code de la sécurité sociale, art. L137-12 : contribution patronale sur les ruptures conventionnelles
  • Code du travail, art. L1237-13 : indemnité de rupture conventionnelle au moins égale à l'indemnité légale
  • Code de la sécurité sociale, art. L242-1 : exclusion des cotisations dans la limite de 2 PASS

L'indemnité de rupture conventionnelle est au minimum de 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, ou davantage si votre convention collective le prévoit. Avec 3 500 € de salaire et 12 ans et demi d'ancienneté, le minimum est de 11 666,67 €, versé net de tout prélèvement.

Le minimum : l'indemnité légale ou conventionnelle

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année au-delà, les années incomplètes comptant au prorata. Avec 3 500 € de salaire et 12 ans et demi d'ancienneté, le minimum légal est de 11 666,67 €.

Le salaire retenu est la moyenne la plus favorable entre les 12 derniers mois et les 3 derniers mois. Dans la plupart des entreprises, si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus élevée, c'est elle qui sert de minimum. Le calculateur intègre les cinq conventions qui couvrent le plus de salariés ; pour un cadre, l'écart avec le légal peut dépasser plusieurs mois de salaire.

Salaire de référence et ancienneté

  • Salaire de référence : la moyenne mensuelle la plus favorable entre les 12 derniers mois et les 3 derniers mois. Les primes annuelles versées pendant les 3 derniers mois ne comptent que pour un quart.
  • Ancienneté : appréciée à la date de fin du contrat prévue dans la convention, mois incomplets compris au prorata.
  • Temps partiel : si vous avez alterné temps plein et temps partiel, l'indemnité tient compte de chaque période au prorata.

Du brut au net : impôt, cotisations et CSG

Jusqu'au minimum légal ou conventionnel, l'indemnité n'est soumise ni à l'impôt, ni aux cotisations, ni à la CSG. Au-delà, la part supplémentaire supporte la CSG et la CRDS (9,7 %), et reste exonérée d'impôt et de cotisations dans certaines limites.

Indemnité négociée de 20 000 € pour un minimum de 11 666,67 €, avec 42 000 € de salaire l'année précédente : 808,33 € de CSG et de CRDS, rien d'imposable, 19 191,67 € nets. L'employeur paie en plus 8 000,00 € de contribution.

Part de l'indemnitéImpôt sur le revenuCotisations socialesCSG et CRDS
Jusqu'au minimum légal ou conventionnelExonéréeExonéréeExonérée
Au-delà, dans les limites d'exonérationExonérée jusqu'à 6 PASS (288 360 €)Exonérée jusqu'à 2 PASS (96 120 €)9,7 %
Au-delà de ces limitesImposableSoumise9,7 %

Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) vaut 48 060 € en 2026. Au-delà de 10 PASS (480 600 €), l'indemnité est soumise aux cotisations dès le premier euro.

Les étapes et les délais

  1. Un ou plusieurs entretiens avec l'employeur, où vous pouvez vous faire assister.
  2. La signature de la convention, qui fixe le montant de l'indemnité et la date de fin du contrat.
  3. 15 jours calendaires de rétractation pour chacune des deux parties.
  4. L'homologation par l'administration, qui dispose de 15 jours ouvrables : sans réponse, elle est acquise.
  5. La fin du contrat, au plus tôt le lendemain de l'homologation.

Chômage après une rupture conventionnelle

Vous avez droit aux allocations chômage comme après un licenciement. Leur versement commence après un délai d'attente de 7 jours, auquel s'ajoutent un différé lié aux congés payés non pris et un différé spécifique si l'indemnité dépasse le minimum légal. Plus la part supplémentaire est élevée, plus le premier versement est retardé.

Ce qui pourrait changer en 2027

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, présenté le 1er octobre 2026, prévoit de ramener la part exonérée à 1 PASS (48 060 €), pour l'impôt comme pour les cotisations, pour les ruptures prenant effet à partir du 1er janvier 2027. Le texte peut encore évoluer pendant les débats parlementaires : nous mettrons ce calcul à jour dès son adoption.

Questions fréquentes

Quel est le montant minimum d'une rupture conventionnelle ?

Au moins l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus élevée, c'est elle qui fixe le minimum dans la plupart des entreprises.

Faut-il une ancienneté minimale ?

Non. Contrairement au licenciement, qui exige 8 mois d'ancienneté pour ouvrir droit à l'indemnité légale, la rupture conventionnelle donne droit à une indemnité calculée au prorata dès le premier mois.

L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?

Pas en dessous d'un certain montant : la plus élevée de ces trois sommes est exonérée, dans la limite de 288 360 € en 2026 : le minimum légal ou conventionnel, deux fois votre rémunération annuelle de l'année précédente, ou la moitié de l'indemnité. Au-delà, elle s'ajoute à vos revenus imposables.

Ai-je droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, dans les mêmes conditions qu'après un licenciement. Le début de l'indemnisation peut être décalé : un différé s'applique si l'indemnité dépasse le minimum légal, en plus des congés payés non pris et du délai d'attente de 7 jours.

Combien coûte une rupture conventionnelle à l'employeur ?

L'indemnité, plus une contribution de 40 % sur la part exonérée de cotisations sociales, pour les contrats rompus depuis le 1er janvier 2026 (30 % auparavant). C'est souvent un argument dans la négociation.

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